Ecrire ou l'art d'être lu et compris de ses lecteurs

1) Problématique:

Nul dans l'entreprise n'est à l'abri de la rédaction d'une note, d'un mémoire ou d'un article pour le journal interne ou pour une publication externe. Si communiquer par écrit peut de prime abord passer pour un talent ou un don, à la base la communication d'un message repose principalement sur des techniques qui s'apprennent.

2) Objectifs pédagogiques, cibles et pré requis:

  • Rédiger dans un style clair et accessible une note, un mémoire ou un article ;  
  • Faciliter la lecture de vos textes et les mettre en valeur ;
  • Optimiser votre communication écrite.

3) Méthode:

- Clarté du message :

  • Le premier souci du rédacteur doit être la clarté du message ;
  • Toute note, mémoire ou article est un message: une information ou une opinion ;
  • La meilleure façon de faire passer ce message est de s'astreindre à le formuler pour soi-même par écrit avant de commencer la rédaction de l'article ;
  • Quel que soit la complexité du sujet, ce que l'on veut dire d'essentiel peut se formuler en deux phrases ;  
  • Rédiger ce message essentiel oblige à sélectionner, à hiérarchiser, à écarter l'accessoire ;
  • Un message par note, mémoire ou article, d'où l'intérêt de choisir un angle qui sera privilégié au détriment des autres traités plus succinctement ;
  • Si le sujet comporte plusieurs messages essentiels, mieux vaut les traiter séparément ;
  • Construisez des phrases simples et précises ;  
  • Renoncez aux structures complexes faisant intervenir de multiples propositions ;
  • Evitez le jargon administratif et les clichés ;
  • Choisissez un style imagé et dynamique ;
  • Alterner des phrases longues et des phrases courtes pour éviter la monotonie et établir un rythme agréable et stimulant ;
  • Fuyez le style précieux et le vocabulaire périmé.  

- Clarté du langage :

  • Chercher à traduire de la manière la plus simple et la plus claire possible le message essentiel ;
  • Un message par note, mémoire ou article, une information par phrase ;
  • Respecter l'orthographe : les mots ont un visage que le lecteur reconnaît depuis longtemps, la  faute d'orthographe trouble la perception du récit. Les fautes multipliées font douter de l'auteur du texte et de la qualité du message ;
  • Veiller à la syntaxe : dans la langue française, la structure habituelle de la phrase (sujet-verbe-complément) est celle qui est la mieux comprise et la plus assimilable ;
  • Rédiger des phrases courtes : les expériences sur la lisibilité et la mémoire montrent que dans une phrase de longueur moyenne (20 à 30 mots), le lecteur retient moins bien la seconde moitié que la première. Au-delà de 40 mots, une bonne partie de la phrase n'est plus mémorisée ;
  • Employer un vocabulaire accessible : tout mot inconnu est un obstacle pour le lecteur, l'auditeur et le téléspectateur. Se mettre à la portée de son lecteur n'est pas un signe de mépris, l'emploi d'un vocabulaire simple n'empêche pas la précision ;
  • Soigner la ponctuation, l'emploi et la concordance des temps.

Faciliter la lecture :

  • Le regard du lecteur se porte d'abord vers les textes les plus courts et valorisés par la mise en page: les titres, surtitres et sous-titres, les légendes d'illustrations, les encadrés, les intertitres ;  
  • Si le texte est trop long, il hésitera à entreprendre sa lecture intégrale, avant d'être convaincu de son intérêt : ce sera le rôle du chapeau ou de l'accroche et dans une certaine mesure de l'attaque et de la chute.

Le titre:

  • A  l'image du panneau routier ou de l'enseigne d'un commerçant, le titre répond à deux fonctions premières attirer l'attention et délivrer un message :
  • Pour attirer l'attention, le titre informatif est fait pour donner au lecteur, à l'auditeur, ou au téléspectateur l'essentiel d'une information ;
  • Le titre indicatif est moins destiné à dégager un message informatif qu'à surprendre le lecteur, à l'intriguer, parfois à le faire sourire.

Le chapeau:

  • Il a pour but d'économiser le temps du lecteur et de faciliter son choix dans le journal, il apparaît, en général sous la titraille, dans un corps (taille du caractère) et une justification (largeur de la colonne), différents de ceux de l'article :                                       
  • Le chapeau informatif propose au lecteur un résumé de l'information (message essentiel), développé dans la note, le mémoire ou l'article qui suit ;
  • Le chapeau incitatif, comparable à une bande annonce d'un film, indique le thème de la note, du mémoire, ou de l'article et en donne quelques échantillons propres à mettre le lecteur en appétit ;
  • Les deux genres peuvent parfaitement se marier, le chapeau donne une partie du message informatif et s'achève par une phrase qui pique la curiosité du lecteur et l'incite à entrer dans l'article. La longueur est proportionnée à celle du texte: un dixième environ. Le chapeau doit coiffer le texte sans lui faire de l'ombre.

L'intertitre :
  
Semé à intervalles réguliers, les intertitres sont un peu comme des fenêtres qui permettent au lecteur de survoler la note, le mémoire ou l'article. Il s'agit de mots extraits du texte et mis en évidence typographiquement. Tout ce qui est concret, imagé, frappant, fait de bons intertitres.

L'attaque et la chute :  

Lors de la rédaction d'un texte court, l'attaque la plus simple est le message essentiel, en quelque sorte la synthèse de l'information si l'on ne disposait que de quelques lignes. Sur un texte long mieux vaut attaquer sur un point de détail frappant, qui accroche l'attention du lecteur et le plonge immédiatement dans le vif du sujet. Des recettes identiques peuvent être utilisées pour la rédaction de la phrase de chute. Cette dernière peut offrir l'occasion d'élargir l'angle étroit abordé dans la note, le mémoire ou l'article et pourquoi-pas ouvrir un autre aspect de la problématique ?

Le hors texte ou l'encadré:                                                                                                  

Intitulé encadré parce que fréquemment présenté entouré d'un filet, le hors-texte est un court papier annexé au texte principal. Il présente un aspect annexe un gros plan sur une question traitée dans le corps du texte. L'encadré est autonome et doit pouvoir être compris sans avoir recours à la lecture de l'article.